Déjà un mois de passé pour cette nouvelle saison,

Et le froid arrive doucement pour mille raisons;

La verdure a disparu en nous laissant encore

Le jaune et le rouge sur les arbres, en s’agrippant à leurs corps…

Sur le chemin, tout le long,

Restent les châtaignes et les marrons:

Les unes seront pour le dîner,

Les autres pour les sangliers…

En ce jour, hélas, il a gelé,

Alors, c’est la fin des champignons…

Désormais commencent les labours,

Dans les champs aux alentours,

Tout comme la taille des vignes

Dont les ceps sont pris en longues lignes…

Je perçois des bruits venant de loin,

Ce sont des tronçonneuses faisant des coins

Dans les arbres qui seront sciés

Et tomberont du bon côté…

Je sens, soudain, l’approche de l’hiver,

Avec lequel, il me faut, à mon âge, être bien couvert,

Puis, le soir venu, rentrant enfin à la maison,

Et revoir ma mie avec tant d’effusions,

Ayant maintenu toute la journée

Dans notre grande cheminée

Les millions de flammes de feu

Reflétant des anges d’amour dans nos yeux

Avec lesquels nous sommes heureux…

Florent GRYNIA